Je viens de recevoir un budget: pour demain, la page 3 sera en couleur !
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Bon, c'était aussi la fin, vu que le projet n'a intéressé personne à ce
jour.Résumé des épisodes précédents (voir la note du 1er mai) :
1) Un scénariste torturé décide de créer une série de SF dont le thème est le suivant: sur Iloris, planète en conflit, un groupe d’individus d’origines planétaires, sociales différentes, se retrouvent unis pour détruire un vaisseau qui menace l’hétérogénéité de la planète. Le titre ILORIS.
2) Fort du succès de la série (aucun éditeur, ni dessinateur ne se sont penchés dessus), le scénariste dément décide donc de raconter la suite de cette épopée. Il reprend les mêmes personnages (ou presque), le même lieu (Iloris) et raconte l’ascension d’un dictateur dans une démocratie bancale. Après avoir hésité entre plusieurs titres (Le retour d’Iloris, Iloris : Vingt ans après, La vengeance d’Iloris, Iloris n’est pas contente), le malade décide d’appeler sobrement la suite ILORIS II.
A ce jour, aucun dessinateur n’a bossé sur ces histoires. Mais ça n’a pas empêché notre malade d’écrire un spin-off de cette série. Le spin-off s’appelle GERNOS. C’est le sujet d’aujourd’hui.
GERNOS
GERNOS raconte les aventures de DELAGAIX et TALISSA (les Tristan-Yseult de l’espace). Ils se sont rencontrés dans la première partie d’ILORIS, lui est Terrian, elle est Lorienne. Ils désirent vivre leur amour en toute liberté, leur couple n’est pas bien vu sur ILORIS, et cherchent un moyen de quitter la planète. Dans le premier tome, ils embarquent dans une sorte de caravane spatiale, mais au moment du départ, les adorateurs de MALIOL (personnage que nos héros ont affronté dans la première partie) enlèvent TALISSA.
C’est une série dont chaque album se suffit à lui-même (même s’il y a des références au passé des héros), chaque histoire est indépendante, le fil rouge de chaque récit étant le périple des amoureux pour trouver une planète accueillante (autant dire qu’ils ne sont pas rendus). Outre les obstacles qu’ils surmontent (ils affrontent une secte, des pirates spatiaux, des météorites), ils font face aussi aux problèmes quotidiens de couples (achat du premier vaisseau spatial ; leur premier enfant sera-t-il un terrian, un lorien ou un mutant ? etc…).
Comme toujours, c’est un récit qui cherche un dessinateur. Les intéressés peuvent m’écrire à fduprat7@hotmail.com (c’est écrit à droite d’ailleurs, faut pas être miro).
Sinon, vous, les gens, on a qu’à se retrouver demain !
Aujourd’hui je ne savais pas trop de quoi j’allais causer.
Je reviens de vacances et j’ai encore la tête dans les nuages : il pleuvait à Barcelone.
Et puis en fouillant à droite et à gauche, je me suis dit que j’allais t’entretenir de la relation entre dessinateur et scénariste. Mais pas un truc du genre : on peut comparer un couple dessinateur-scénariste à un vrai couple du genre homme-femme(*) avec ses crises de jalousies, ses engueulades, etc… D’abord parce que ça me gonfle. Ensuite parce qu’on s’en fout. Et surtout parce que j’ai de jolis dessins pour illustrer le topo.
Avec le dessinateur Dani Docampo, espagnol (j'en sors pas de ce pays, en ce moment), nous avons fait tout un tas de projets (qui ont tous fait plouf! ou presque), notamment un projet de science-fiction, où Dani me faisait comprendre par des subtiles petites notes qu’il trouvait mes remarques, certes justifiées mais légèrement tatillonnes.
(*) Bon, j’ai mis couple homme-femme, c’est pour faire court, hein! Ce n’est pas un blog sectaire, ici. Vous pouvez mettre ce que vous voulez, même un couple femme-homme, si ça vous chante.
Là, sur le dessin, en haut à droite, Dani me faisait subtilement comprendre que " c'est vrai que le guerrier au fond, à gauche n'a que trois doigts mais est-ce pour cela que je dois refaire le hangar, les cent-douze guerriers qui s'entretuent joyeusement, les trente-cinq vaisseaux avec leur quatorze portes, vingt-sept lasers, cinq mille boulons chacun pour faire plus vrai?".
Sinon, quand il était content de moi, Dani m'envoyait de joli dessin pour que je fasse de beaux rêves. Les plus perspicaces d'entre vous se doutent que le dessin en question se trouve en bas, à droite.
Comme quoi je reste un garçon simple à contenter.
Heureusement, tout ceci n'a pas altéré notre motivation et grâce à notre sérieux et notre persévérance, nos efforts ont enfin été récompensés : une petite histoire a vu le jour dans le fanzine d’Onapratut (voir le post du 5 avril 2008 en vente dans toutes les bonnes blogueries d’Internet).
Bon, j'en ai mis une tartine aujourd'hui! Ca suffit pour ce soir!
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